En clair
Le terme TMA (Transmisogyny Affected) désigne les personnes qui subissent la transmisogynie, c'est-à-dire une forme d'oppression spécifique combinant sexisme et transphobie. Dans le monde de l'entreprise, ce concept est utilisé dans le cadre des politiques de Diversité, Équité et Inclusion (DEI) pour identifier et traiter les barrières particulières rencontrées par les femmes trans et les personnes non-binaires sur le spectre féminin.
Étymologie
Acronyme de l'anglais Transmisogyny Affected. Le concept de transmisogynie a été popularisé par l'écrivaine Julia Serano au milieu des années 2000 pour décrire l'intersectionnalité des discriminations. L'usage de l'acronyme s'est répandu dans les milieux militants avant d'intégrer le vocabulaire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et des ressources humaines inclusives.
Exemples concrets
- Une agence de publicité qui réalise un audit de ses campagnes pour s'assurer qu'elles ne véhiculent pas de clichés préjudiciables aux profils TMA.
- Un service de Ressources Humaines qui adapte ses protocoles de transition en entreprise en tenant compte des risques spécifiques de harcèlement sexiste subis par ses collaboratrices trans.
Ne pas confondre avec…
À ne pas confondre avec TME (Transmisogyny Exempt), qui désigne les personnes ne subissant pas cette forme précise de discrimination (hommes cisgenres, femmes cisgenres, hommes trans). En milieu professionnel français, TMA est aussi l'acronyme très fréquent de la Tierce Maintenance Applicative (externalisation de l'entretien des logiciels), un domaine sans aucun lien avec le transféminisme.
Cadre légal & réglementation
En droit français, l'article L1132-1 du Code du travail interdit toute discrimination fondée sur l'identité de genre ou l'orientation sexuelle. Bien que le terme « TMA » ne soit pas inscrit dans la loi, la réalité qu'il recouvre est protégée par les cadres européens et nationaux de lutte contre les discriminations et le harcèlement au travail.
Cas pratiques notables
La Cour de cassation et le Défenseur des Droits rappellent régulièrement que le mégenrage volontaire (appeler une personne par le mauvais genre) ou l'exclusion basée sur la transition de genre constituent des fautes graves pouvant mener à des condamnations pour harcèlement moral ou discrimination.
À retenir
- Désigne les personnes subissant l'intersection du sexisme et de la transphobie.
- Utilisé en entreprise pour affiner les politiques d'inclusion et de lutte contre les discriminations.
- Demande une attention particulière en management pour garantir un environnement de travail sécurisant.
Synonymes
Antonymes
Questions fréquentes
Pourquoi utiliser TMA plutôt que simplement 'personnes trans' ?
Parce que toutes les personnes trans ne vivent pas les mêmes discriminations. TMA permet de cibler spécifiquement les violences liées à la féminité perçue ou réelle, que les hommes trans subissent généralement moins. Pour une politique RH précise, il est recommandé de consulter des experts en inclusion.
L'usage de ce terme est-il obligatoire en entreprise ?
Non, c'est un outil conceptuel issu de la sociologie. L'obligation légale porte sur le résultat : l'absence de discrimination. L'utilisation de ce terme montre cependant une maturité sur les sujets de diversité.
Conseils pratiques
Pour intégrer ces concepts dans votre gestion d'entreprise, privilégiez la formation de vos managers à l'intersectionnalité. Il est conseillé de faire appel à des cabinets de conseil spécialisés en diversité ou à des avocats en droit du travail pour valider la conformité de vos processus internes de signalement de harcèlement.