FormationEtMetier
Code ROME M1219 Support à l'Entreprise Statut cadre

Conseiller

Le conseiller en fusion et acquisition (F&A) assiste les entreprises dans leurs opérations de fusion, d'acquisition, de cession ou de réorganisation, jouant un rôle stratégique en analysant les opportunités de croissance et de synergie entre les différentes entités. Évalue les entreprises cibles pou

Le métier en bref

Le conseiller en fusion et acquisition (F&A) assiste les entreprises dans leurs opérations de fusion, d'acquisition, de cession ou de réorganisation, jouant un rôle stratégique en analysant les opportunités de croissance et de synergie entre les différentes entités. Évalue les entreprises cibles pour des fusions ou acquisitions Négocie les termes et conditions des transactions Coordonne avec les équipes juridiques et financières pour finaliser les accords Analyse les impacts financiers et stratégiques des opérations Conseille les entreprises sur les meilleures stratégies de croissance par acquisition Assure le suivi post-acquisition pour intégrer les opérations et les cultures d'entreprise

Comment accéder à ce métier ?

Cet emploi est accessible avec un Master ou un diplôme d'École de commerce (Bac +5). Une certification AMF (Autorité des Marchés Financiers) peut être un atout, bien qu'elle ne soit pas obligatoire.

Salaire

Débutant

Pour un débutant (0-2 ans) en tant que Conseiller en fusion et acquisition, le salaire se situe généralement entre 3 500 et 5 500 €/mois net. Ce niveau de rémunération élevé reflète le niveau de diplôme (Bac+5) et l'exigence du poste.

Médian

Après 3 à 5 ans d'expérience, un Conseiller en fusion et acquisition confirmé peut viser un salaire médian autour de 6 000 à 9 000 €/mois net, auquel s'ajoutent souvent des primes substantielles liées aux transactions.

Senior

Avec 10 ans et plus d'expérience, en tant que Directeur de missions ou Managing Director, la rémunération peut atteindre 9 000 à 15 000 €/mois net et bien au-delà avec les bonus, selon la taille et le prestige de la banque d'affaires ou du fonds d'investissement.

Ce qui fait varier la rémunération

  • La taille et le type de structure (grande banque d'affaires, boutique M&A, fonds d'investissement, département corporate d'un grand groupe) influencent fortement le salaire et les bonus.
  • La performance individuelle et collective est un facteur déterminant, notamment pour les bonus qui peuvent représenter une part très significative de la rémunération totale.
  • La localisation géographique (Paris concentre la majorité des opportunités et des salaires les plus élevés).
  • La spécialisation sectorielle ou par type de transaction peut également jouer un rôle.

Formation & diplômes

L'accès à ce métier très exigeant se fait principalement après un cursus universitaire de haut niveau ou une grande école. Les voies d'apprentissage ne sont pas les plus courantes pour cette fonction, qui requiert une solide base théorique et pratique dès l'entrée.

  • Master en finance, finance d'entreprise ou ingénierie financière (Bac+5).
  • Diplôme d'une grande école de commerce avec une spécialisation en finance (Bac+5).
  • Mastère Spécialisé (MS) en fusion-acquisition, ou gestion de patrimoine.
  • Diplôme d'ingénieur complété par un troisième cycle en finance peut également être une voie.

Qualités requises

  • Excellentes capacités d'analyse financière et stratégique.
  • Rigueur, précision et sens du détail.
  • Solides compétences en négociation et en communication.
  • Résistance au stress et grande capacité de travail.
  • Discrétion et éthique professionnelle.

Compétences clés

Evaluer les synergies potentielles entre les entités en fusion Conseiller une organisation, une structure Réaliser un modèle de prévision Superviser l'intégration post-fusion des opérations et des équipes Elaborer des instruments d'évaluation de la fragilité et de la sensibilité de l'entreprise Analyser et gérer les risques financiers Analyser un bilan financier Assister des clients pour une fusion-acquisition Concevoir une offre publique d'achat Conduire des analyses de risque pour les projets de fusion Conseiller sur les implications fiscales des fusions et acquisitions Estimer la valeur de l'entreprise analysée Etablir une recommandation de cession d'actifs financiers Optimiser les structures fiscales dans le cadre de fusions Préparer et présenter des rapports détaillés sur les transactions de fusion

Évolutions de carrière

Un Conseiller en fusion et acquisition peut évoluer vers des postes de Senior Associate, puis Vice President (VP), Director, et enfin Managing Director au sein de banques d'affaires ou de fonds d'investissement. Des passerelles sont possibles vers le Private Equity, le Corporate Development au sein de grands groupes, ou encore la création d'entreprise et le conseil indépendant.

Métiers vers lesquels évoluer

À retenir

  • C'est un métier stratégique au cœur des décisions de développement des entreprises, avec un impact direct sur leur croissance.
  • Le marché de l'emploi est exigeant mais offre de très belles perspectives pour les profils très qualifiés et motivés.
  • Les horaires sont souvent très soutenus, avec une forte pression liée aux délais des transactions.
  • La rémunération est très attractive, surtout avec l'expérience et la réussite des opérations.

Questions fréquentes

Quelle formation pour devenir Conseiller en fusion et acquisition ?
Il faut généralement un Master (Bac+5) en finance, ingénierie financière ou le diplôme d'une grande école de commerce avec une spécialisation en finance.
Quel est le salaire d'un Conseiller en fusion et acquisition débutant ?
Un débutant peut espérer entre 3 500 et 5 500 €/mois net, avant les primes qui peuvent s'ajouter.
Quelles sont les perspectives d'évolution ?
Les évolutions mènent vers des postes à responsabilités croissantes (VP, Director, MD) ou vers le Private Equity et le Corporate Development au sein de grandes entreprises.

Autres intitulés de ce métier

Responsable merger and acquisition