Le métier en bref
L'économiste financier analyse et interprète les données financières pour guider les décisions économiques. Analyse les marchés financiers et les tendances économiques Évalue les risques financiers et propose des stratégies d'atténuation Réalise des études de faisabilité économique pour de nouveaux projets Conseille les entreprises ou les organismes publics sur les politiques économiques Prépare des rapports détaillés et des prévisions économiques Collabore avec des équipes multidisciplinaires pour optimiser les performances financières
Comment accéder à ce métier ?
Cet emploi est accessible avec un Master ou un Doctorat. La Certification AMF (Autorité des marchés Financiers) peut être un atout mais n'est pas obligatoire.
Salaire
Entre 2 500 et 3 500 €/mois net pour un débutant (0-2 ans). Cela correspond à un jeune diplômé de Master avec une première expérience (stage, alternance).
Salaire médian autour de 3 800 à 5 500 €/mois net après 3-5 ans d'expérience, selon la performance et le type d'employeur.
Avec 10 ans et plus, la rémunération peut atteindre 6 000 à 9 000 €/mois net voire plus, surtout dans la finance de marché ou les grands groupes.
Ce qui fait varier la rémunération
- Le secteur d'activité (banque d'investissement, assurance, fonds de gestion, institution publique) influence fortement la rémunération.
- La taille et la notoriété de l'entreprise jouent un rôle majeur, les grandes structures offrant souvent des salaires plus élevés.
- La localisation géographique (Paris est souvent plus rémunérateur) et la spécialisation (macroéconomie, marchés financiers, quantitatif) peuvent varier les salaires.
- Les primes sur objectifs, les bonus liés aux performances des marchés ou de l'entreprise, ainsi que l'intéressement et la participation, sont fréquents.
Formation & diplômes
L'accès à ce métier exige des études supérieures très poussées. La voie classique est l'université avec un Master en économie, finance, ou statistiques. Les grandes écoles de commerce ou d'ingénieurs proposant des spécialisations en finance de marché ou économie quantitative sont également très prisées. Un Doctorat (Ph.D.) en économie ou finance est souvent un atout majeur, voire une exigence pour certains postes de recherche ou d'analyse pointue.
- Master (Bac+5) en Économie, Finance, Économétrie, ou Ingénierie Financière.
- Diplôme de Grande École de Commerce (Bac+5) avec une spécialisation finance.
- Diplôme de Grande École d'Ingénieurs (Bac+5) avec une spécialisation en mathématiques appliquées ou finance quantitative.
- Doctorat (Bac+8) en Économie ou Finance.
Qualités requises
- Grande capacité d'analyse et de synthèse pour interpréter des données complexes.
- Rigueur scientifique et esprit critique pour élaborer des prévisions fiables.
- Excellentes compétences en communication écrite et orale pour présenter des rapports et des conseils.
- Curiosité intellectuelle et veille constante sur l'actualité économique et financière.
- Maîtrise des outils statistiques et des logiciels de modélisation financière.
Compétences clés
Évolutions de carrière
Après quelques années d'expérience, un économiste financier peut évoluer vers des postes de senior économiste, d'analyste principal, ou de responsable d'études économiques. Il peut également se spécialiser dans un domaine précis (macroéconomie, microéconomie sectorielle, finance quantitative). Des opportunités existent dans la gestion de portefeuille, le conseil stratégique, la gestion des risques, ou encore l'enseignement et la recherche. Certains peuvent accéder à des fonctions d'encadrement, comme chef d'équipe ou directeur de recherche.
Métiers vers lesquels évoluer
À retenir
- C'est un métier stratégique au cœur des décisions économiques et financières des entreprises ou institutions.
- Il demande une expertise pointue et une formation de haut niveau, souvent recherchée sur le marché de l'emploi.
- L'économiste financier opère dans un environnement en constante évolution, nécessitant une forte capacité d'adaptation.
- Les débouchés sont variés, allant de la banque aux institutions internationales, en passant par les grandes entreprises et les cabinets de conseil.