Part de fondateur

Fiscalité nom 1 min de lecture

En clair

La part de fondateur était un titre financier spécial remis aux créateurs d'une société pour les récompenser de leurs efforts initiaux. Contrairement à une action classique, elle ne représentait pas une part du capital social, mais donnait principalement droit à une portion des bénéfices futurs de l'entreprise.

Étymologie

Le terme vient du latin pars (portion) et du verbe fondare (établir). Il est apparu au XIXe siècle avec l'essor des grandes sociétés par actions pour distinguer les apporteurs de capitaux (actionnaires) des initiateurs du projet (fondateurs).

Exemples concrets

  • Une société de chemins de fer du XIXe siècle attribuant 10 % de ses bénéfices annuels aux ingénieurs fondateurs via ces titres.
  • La conversion obligatoire de ces parts en actions ordinaires lors de la modernisation des statuts d'une vieille entreprise familiale au XXe siècle.

Ne pas confondre avec…

À ne pas confondre avec l'action, qui représente une part de la propriété de l'entreprise et un droit de vote. La part de fondateur était un simple titre de créance sur les bénéfices. Aujourd'hui, on parle plutôt de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise) pour intéresser les fondateurs et salariés au capital.

Cadre légal & réglementation

En France, la création de nouvelles parts de fondateur (ou parts bénéficiaires) est interdite depuis la loi du 24 juillet 1966 (intégrée dans le Code de commerce, article L228-8). Les titres existants avant cette date ont dû être rachetés ou convertis en actions.

Cas pratiques notables

La jurisprudence a souvent encadré la conversion de ces parts pour éviter que leur suppression ne lèse les détenteurs historiques, exigeant une juste indemnisation ou une attribution équitable d'actions ordinaires lors des restructurations de sociétés anciennes.

À retenir

  • C'est un concept historique, quasiment disparu dans sa forme originale.
  • Elle donnait droit aux bénéfices sans exiger d'apport en capital.
  • Elle est aujourd'hui remplacée par des mécanismes modernes comme les BSPCE ou les actions gratuites.

Synonymes

part bénéficiaire titre de fondateur

Antonymes

action de capital part sociale

Questions fréquentes

Peut-on encore créer des parts de fondateur aujourd'hui ?

Non, le droit français interdit l'émission de nouveaux titres de ce type depuis 1966. Pour récompenser un fondateur, il faut utiliser des actions ordinaires, des actions de préférence ou des BSPCE. Consultez un avocat d'affaires pour choisir l'outil adapté.

Quelle est la différence avec une part sociale ?

Une part sociale représente une fraction du capital d'une SARL ou d'une coopérative, alors que la part de fondateur ne représentait pas de capital. Elle n'existe plus en droit moderne.

Conseils pratiques

Si vous créez une entreprise, ne cherchez pas à utiliser ce terme dans vos statuts, car il est obsolète. Pour structurer l'intéressement des fondateurs, tournez-vous vers un expert-comptable ou un avocat fiscaliste qui vous orientera vers des outils légaux actuels comme les BSPCE, les stock-options ou les actions de préférence (ADP).