Le métier en bref
Le cultivateur urbain cultive des plantes, des fruits et des légumes en milieu urbain et péri-urbain en utilisant des techniques adaptées à l'espace disponible et contribue ainsi au verdissement des villes. Participe à la planification et à l'aménagement des espaces de culture sur les toitures, terrasses ou jardins partagés Sélectionne et cultive des plantes adaptées au contexte urbain S'assure de la qualité des produits cultivés et respecte les normes environnementales et de sécurité Sensibilise la communauté à l'importance de l'agriculture urbaine et participe à des projets éducatifs Développe des partenariats avec des collectivités locales, des entreprises et des associations pour soutenir des initiatives agricoles innovantes
Comment accéder à ce métier ?
Cet emploi est accessible avec un diplôme dans les domaines de l'agriculture, de l'aménagement paysager ou de l'agronomie et cultures durables.
Salaire
Entre 1400 et 1700 €/mois net pour un débutant (0-2 ans). Cela correspond souvent à un niveau Bac Pro ou BTSA avec peu d'expérience, parfois en contrat d'insertion ou sur des projets associatifs.
Salaire médian autour de 1800 à 2300 €/mois net après 3-5 ans d'expérience. L'autonomie et la gestion de projets plus complexes sont alors valorisées.
Avec 10 ans et plus, la rémunération peut atteindre 2400 à 3500 €/mois net, notamment pour des postes à responsabilités, de gestion de sites ou de développement de filières, selon la taille et le type de structure.
Ce qui fait varier la rémunération
- Le type de structure (collectivité territoriale, entreprise privée, association, ferme urbaine commerciale ou sociale) impacte fortement la rémunération.
- La région géographique et la taille du projet peuvent faire varier le salaire.
- Une spécialisation (maraîchage bio intensif, aquaponie, production de semences) ou la vente directe des produits peut influencer les revenus.
- Des primes liées aux résultats, des avantages en nature (logement, produits) ou des statuts particuliers (indépendant, coopérative) sont possibles.
Formation & diplômes
Pour devenir cultivateur urbain, les voies principales passent par des formations en agriculture, horticulture, aménagement paysager ou agronomie. L'apprentissage est une voie très pertinente pour acquérir l'expérience pratique indispensable sur le terrain. Des formations continues spécifiques à l'agriculture urbaine ou à la permaculture sont également très recherchées.
- BTSA Productions Horticoles.
- BP Responsable d'Entreprise Agricole (REA), avec une spécialisation en maraîchage.
- Licence Professionnelle Métiers de l'aménagement du paysage : conception, gestion, entretien.
- Formations courtes ou certifiantes en permaculture, agriculture urbaine ou agroécologie.
Qualités requises
- Polyvalence et autonomie : Gérer toutes les étapes de la production dans des environnements variés.
- Sens de la communication et pédagogie : Sensibiliser le public, travailler en équipe, nouer des partenariats.
- Rigueur et sens de l'observation : Assurer la qualité des cultures, respecter les normes environnementales.
Compétences clés
Évolutions de carrière
Après plusieurs années, le cultivateur urbain peut évoluer vers des postes de chef de culture urbaine, de responsable d'exploitation agricole urbaine ou de coordinateur de projets d'agriculture urbaine à l'échelle d'une ville ou d'une collectivité. Il est aussi possible de se spécialiser dans des techniques spécifiques, de devenir formateur ou consultant, ou encore de créer sa propre ferme urbaine ou structure de conseil.
Métiers vers lesquels évoluer
À retenir
- Un métier d'avenir, au cœur des enjeux écologiques et sociétaux actuels (alimentation locale, verdissement des villes).
- Un marché de l'emploi en pleine expansion, avec de nombreux projets innovants à développer.
- Nécessite une grande adaptabilité aux contraintes urbaines (espaces restreints, réglementation spécifique).