En clair
L’auto-stop est un mode de transport gratuit où une personne sollicite un conducteur pour qu'il la dépose sur son itinéraire. Par exemple, un étudiant peut se positionner sur une aire de covoiturage pour rejoindre une ville voisine sans débourser d'argent.
Étymologie
Le terme est un anglicisme hybride composé de « auto » (automobile) et de « stop » (arrêt). Bien qu'utilisé en France depuis les années 1930, les anglophones utilisent plutôt le terme hitchhiking.
Exemples concrets
- L'auto-stop spontané en bord de route pour des trajets de courte ou longue distance.
- L'auto-stop organisé via des dispositifs portés par des collectivités (type Rezo Pouce) pour faciliter les déplacements en zone rurale.
Ne pas confondre avec…
À ne pas confondre avec le covoiturage, qui implique généralement une réservation préalable et un partage des frais, ni avec le VTC ou le taxi, qui sont des services de transport onéreux et professionnels.
Cadre légal & réglementation
En France, l'auto-stop est autorisé mais strictement interdit sur les autoroutes, les voies express et leurs bretelles d'accès (Code de la route). La loi Badinter du 5 juillet 1985 garantit l'indemnisation des passagers (considérés comme tiers) en cas d'accident, même lors d'un transport bénévole.
Cas pratiques notables
La jurisprudence confirme régulièrement que le conducteur est responsable de la sécurité de ses passagers, même s'ils ne paient pas. Toutefois, le passager ne peut exiger une arrivée à une heure précise ou un trajet spécifique en l'absence de contrat de transport.
À retenir
- Pratique légale sauf sur les autoroutes et voies rapides.
- Gratuité totale par définition (sinon cela devient du covoiturage ou du transport clandestin).
- Couverture automatique par l'assurance responsabilité civile du conducteur.
Synonymes
Antonymes
Questions fréquentes
L'auto-stop est-il risqué au niveau des assurances ?
Non, en France, tout passager est couvert par l'assurance du véhicule au titre de la responsabilité civile obligatoire, que le transport soit payant ou gratuit. Il est conseillé de vérifier son contrat auprès de son assureur.
Un salarié peut-il faire de l'auto-stop pour ses déplacements professionnels ?
Rien ne l'interdit légalement, mais l'employeur peut imposer des règles de sécurité via le règlement intérieur ou le plan de mobilité. Consultez votre service RH ou un conseiller juridique.
Conseils pratiques
Pour les entreprises, favoriser l'auto-stop organisé dans le cadre d'un Plan de Mobilité Employeur (PDIE) peut être un levier de RSE. Il est toutefois recommandé de consulter un expert en mobilité ou un assureur pour définir les cadres de responsabilité en cas de trajet domicile-travail.