En clair
L'emploi jeune était un programme public permettant aux jeunes de 18 à 26 ans d'accéder à un travail rémunéré dans des secteurs d'utilité sociale (associations, collectivités, écoles). Par exemple, une mairie pouvait embaucher un jeune pour animer un centre de loisirs grâce à une aide financière massive de l'État couvrant la majeure partie du salaire.
Étymologie
Expression composée des mots « emploi » et « jeune », popularisée en 1997 sous le gouvernement de Lionel Jospin avec la loi sur les « nouveaux services, nouveaux emplois » (NSNE). Bien que le dispositif n'existe plus sous ce nom, l'expression est restée dans le langage courant pour désigner les politiques d'insertion professionnelle des jeunes par des contrats aidés.
Exemples concrets
- Un poste d'aide-éducateur au sein d'un collège pour encadrer les élèves et gérer l'informatique.
- Un agent de médiation sociale recruté par une association de quartier pour faciliter les relations entre habitants.
- Un assistant administratif dans un club de sport amateur pour aider au développement des licences.
Ne pas confondre avec…
À ne pas confondre avec le contrat d'apprentissage (qui alterne école et entreprise), le Service Civique (qui est un volontariat indemnisé et non un contrat de travail classique) ou les jobs d'été (emplois saisonniers de courte durée sans aide spécifique de l'État).
Cadre légal & réglementation
Créé par la loi n° 97-940 du 16 octobre 1997, ce dispositif reposait sur un contrat de droit privé d'une durée maximale de 5 ans. L'État finançait environ 80 % du SMIC. Aujourd'hui, ce cadre a été remplacé par d'autres dispositifs comme le Parcours Emploi Compétences (PEC) ou le Contrat d'Engagement Jeune (CEJ).
Cas pratiques notables
La fin massive de ces contrats en 2002 a généré des contentieux prud'homaux, certains salariés demandant la requalification de leur contrat en CDI ou invoquant un manque de formation professionnelle, obligatoire dans le cadre de l'accompagnement promis par le dispositif.
À retenir
- Dispositif historique de lutte contre le chômage des jeunes (1997-2002).
- Ciblait uniquement le secteur non-marchand (associations, public).
- Contrats longs (jusqu'à 5 ans) avec un fort soutien financier de l'État.
Synonymes
Antonymes
Questions fréquentes
Le dispositif emploi jeune existe-t-il encore ?
Non, il a été supprimé en 2002. Il a été remplacé par d'autres formes de contrats aidés comme les Emplois d'avenir sous la présidence Hollande, puis par les Parcours Emploi Compétences (PEC) actuellement. Consultez un conseiller France Travail ou un expert RH pour connaître les aides actuelles.
Une entreprise privée pouvait-elle recruter en emploi jeune ?
Non, ce dispositif était réservé au secteur non-marchand (collectivités territoriales, associations, établissements publics). Les entreprises privées bénéficient d'autres types d'aides, comme les primes à l'apprentissage.
Quelle était la durée de ces contrats ?
Il s'agissait de contrats de 5 ans maximum, l'idée étant de laisser le temps au jeune de se professionnaliser ou au poste de se pérenniser par d'autres financements.
Conseils pratiques
Si vous êtes un employeur (association ou collectivité) et que vous souhaitez recruter un jeune, ne cherchez plus d'« emploi jeune » mais tournez-vous vers le Parcours Emploi Compétences (PEC) ou les aides à l'alternance. Pour toute embauche bénéficiant d'une aide publique, il est indispensable de consulter votre expert-comptable ou un avocat spécialisé en droit social afin de valider l'éligibilité du candidat et les obligations de formation associées au contrat.